Master Class 2016

Le Festival, avec le concours de la SACEM, organise une Master Class de composition musicale pour l’image, du 9 au 19 mars. Dirigée cette année par les compositeurs Gilles Alonzo et Bruno Coulais, elle s’adresse à huit jeunes compositeurs qui ont pour mission d’écrire la première musique originale du film  "The Blair Witch Project". L’objectif étant de présenter un travail achevé le 19 mars à l’occasion de la soirée de clôture du Festival et d’offrir une représentation publique sous forme de ciné-concert orchestré par Gilles Alonzo et Bruno Coulais et interprété par les huit jeunes compositeurs.

LA MASTER CLASS DE GILLES ALONZO ET BRUNO COULAIS

« La musique de film n'est pas un genre en soi et l'enseigner est un exercice bien périlleux ! Car il y a beaucoup de questions et au final bien peu de réponses.
Quelle nécessité y a-t-il à mettre de la musique sur un film ? Quel est son rapport à la narration ? Où commence et où finit-elle ?
Quelle est sa densité orchestrale au regard de la densité de l'image ? Quelle est sa relation secrète avec la lumière du film ?...
Voilà certaines des questions que doivent se poser les compositeurs, jeunes et moins jeunes, et nous essayerons d'y trouver des réponses, leurs réponses.
Mais il en est une qui nous a toujours passionné et que nous aimerions particulièrement développer lors de notre Master Class : comment créer de la terreur avec la musique au cinéma ?
Est-ce de façon théâtrale et éclatante ou au contraire avec des éléments ténus qui distilleraient la peur d'une manière souterraine chez le spectateur ? La musique a ce pouvoir incroyable de nous faire lire entre les lignes, d'imprimer à l'image les émotions et les sensations de tout un monde fantastique. Ainsi, nous espérons que lors de ce concert final tous ces jeunes compositeurs vous procurent un frisson de terreur.
Notre enseignement n'aura pas été vain !
»

GILLES ALONZO ET BRUNO COULAIS

Gilles AlonzoBruno Coulais

Né en 1979, Gilles Alonzo a fait ses classes de piano au CRR de Marseille puis au CNSMD de Lyon (classe de Roger Muraro) où il obtient un premier prix en 2003. Depuis toujours passionné par la composition, il écrit ses premières pièces à l'âge de 11 ans. Son inspiration, naturellement influencée par son instrument de prédilection, le piano, il se tourne rapidement vers l'écriture orchestrale. Et c'est en intégrant la classe de Musique à l'Image du CNSMD de Lyon dirigée par Patrick Millet que s'affirme sa  personnalité musicale et son désir de travailler pour l'image.
Parallèlement à sa carrière de pianiste, Gilles Alonzo signe une partition originale sur le célèbre film muet de Robert Wiene “Le Cabinet du Dr Caligari”, les courts métrages “L'emigrant”, “Le Policeman” et “Charlot fait une cure” de Charles Chaplin avant de faire ses premières armes dans l'audiovisuel. Il compose alors les musiques d'une dizaine de documentaires, puis celle du court métrage “Les Miettes” réalisé par Pierre Pinaud (César du Meilleur Court-métrage 2009 et Prix de la Critique au Festival de Cannes en 2009), partition pour laquelle il reçoit le Prix de la Meilleure Musique Originale au Festival de Court Métrage de Clermont Ferrand (2008) et le Grand Prix du Festival d'Aubagne (2008).
Plus récemment, Gilles Alonzo a signé les musiques de films remarqués, collaborant entre autre avec Nguyen Trong Bhin pour “Bertrand Tavernier, cinéaste de toutes Les batailles” (2010), Christel Chabert sur “”Paul Ricard, Portraits” (2010)  Clara Vuillermoz sur “Le sexe de mon Identité” (2012) et le court métrage de Lorenzo Recio, “Shadow” en 2013 (Prix Télérama au Festival de Clermont Ferrand; Prix Unifrance au Festival de Cannes 2014).
Enfin, en 2014, il signe la musique originale de plusieurs documentaires : “Le dossier Albert Göring “réalisé par Virginie Lhorme, “Le ghetto de venise”, réalisé par Emmanuela Meschini Giordano ou encore “Il etait une foi, dans les quartiers nord de marseille”, réalisé par Marie Milesi.
Représenté par Marie Sabbah Agency,  il est également professeur de la Classe de Musique à l'Image du CNSMD de Lyon depuis mars 2012.

Bruno Coulais suit une formation musicale de violon et de piano tout en fréquentant assidûment les cinémas du Quartier Latin. Auteur de nombreuses œuvres de concert, il découvre dans la musique de film un moyen d’expression supplémentaire. Bruno Coulais envisage son art comme une ouverture sur le monde, révélant un don d’alchimiste moderne, une manière personnelle de métisser les cultures, de créer une véritable fusion. À ce jour, Bruno Coulais a composé une centaine de musique de films parmi lesquelles "Microcosmos" (César de la meilleure musique en 1997 ), "le peuple de l’herbe", "Himalaya", "l’enfance d’un chef" de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, "Les rivières pourpres" de Mathieu Kassovitz , "Les Choristes" de Christophe Barratier "Truands" de Frédéric Schoendoerffer, "MR 73" de Olivier Marshal, "Coraline" de Henry Selick, "Brendan et le secret de Kells" de Tomm Moore Les Adieux à la reine de Benoit Jacquot, "Le Chant de la mer" de Anne Fontaine et plus recemment "Les saisons" de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.
Curieusement, ses grands succès populaires ne l’enferment pas dans une chapelle, ne le restreignent pas à une famille, à un périmètre déterminé. 2004, par exemple, sera une année schizophrène, écartelée entre le tsunami des Choristes de Christophe Barratier et Genesis, brillant documentaire sur le sens même de la vie, à la partition exigeante, d’une modernité frontale.
Aujourd'hui, après trente-cinq ans de composition pour l'image, Bruno Coulais a acquis un statut unique de compositeur passeur, agent triple, dynamiteur de frontières. La preuve : à l’intérieur de sa filmographie, le Marsupilami tend la main à Volker Schlöndorff, André Gide tutoie Lucky Luke, Diderot sourit à Isaac Hayes. Ecouter ses œuvres au cinéma, en disque ou en concert, c'est une invitation à voyager dans l’univers d’un créateur déterminé à rêver en avant, un créateur dont le calme extérieur contraste étonnamment avec l’intensité du monde intérieur.  .

LES COMPOSITEURS PARTICIPANTS
  • Romain Camiolo : piano
  • Alexandre Chaigniau : saxophone
  • Arthur Dairaine Andrianaivo : piano et percussions
  • Benoit Lefevre : violon
  • Valentin Marinelli : violon
  • Romain Montiel : guitare
  • Thomas Nicol : guitare et basse
  • Igor Troppee : accordéon

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